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Biodiversité

Libellule - Sandra Niot
Libellule - Sandra Niot

Faune et flore

Le territoire offre de nombreuses richesses naturelles. Voici quelques conseils, idées, "petits trucs" pour mieux les connaître et en profiter pleinement.

Septembre : la migration des oiseaux

En septembre, certains oiseaux ne peuvent pas faire de réserves d’insectes pour se préparer à l’hiver. Ils partent alors dans des contrées plus chaudes : ce sont les oiseaux migrateurs.

  • les hirondelles :

L’hirondelle rustique (appelée aussi hirondelle des cheminées) et l’hirondelle des fenêtres sont présentes à Poitiers. Elles partent petit à petit courant septembre et certaines restent en octobre. D’autres, vivant dans le nord de la France, passent au dessus de nos têtes au cours de l’automne. Enfin, avec le réchauffement climatique, certaines restent en France jusqu’en décembre. 

  • le martinet noir :

Souvent confondu avec les hirondelles, cet oiseau est présent tout l’été en centre ville et ses sifflements perçants marquent les beaux jours. Son départ est précoce puisqu’au 15 août il n’est déjà plus là. Il vole de jour comme de nuit vers l’Afrique, au sud de l’équateur.

Octobre : le brame du cerf

Le cerf est le plus gros mammifère de nos forêts. Il les apprécie pour leur tranquillité, mais va se nourrir d’herbe dans les clairières. En forêt il mange des ronces, des ifs et du houx.

Les mâles pèsent jusqu’à 230kg et vivent entre eux une grande partie de l’année, sans décerner un rôle de protecteur à l’un d’entre eux. Les femelles vivent en harde avec leurs petits et une « chef » impose l'ordre et protège le groupe en cas d’alerte.  

Au moment de la reproduction, en automne, les mâles rejoignent les femelles. Ils trouvent un territoire et essayent chacun de retenir le plus grand nombre de biches. C’est alors que les mâles brament. Le brame est un cri rauque servant à délimiter le territoire vis-à-vis des autres mâles. A la fin de la saison des amours, chacun reprend sa place jusqu’à l’automne suivant. Les naissances ont lieu au mois de mai.  Les bois sur la tête du mâle sont composés de calcium. Ce sont des organes osseux qui tombent chaque année à la fin mars. Ils repoussent pour la période du brame.

Pour observer et écouter le brame des cerfs, il faut être discret afin d’éviter tout dérangement. Pour l’observation, installez-vous avant le coucher ou le lever du soleil. Restez en lisière de forêt dans le sens contraire du vent en évitant les parfums... Il est aussi possible de repérer des traces de passages (empreintes, écorçage des arbres, crottes). 

Novembre : les baies des haies

En automne, de nombreuses baies poussent sur les haies.
Les petits fruits roses à 3 côtés  sont les baies du fusain d’Europe. Leur charbon de bois était utilisé par les dessinateurs.
Attention : toutes les parties de cet arbuste sont toxiques.

Les fruits rouges de l’aubépine, du chèvrefeuille, du cornouiller et les fruits noirs de la bourdaine eux aussi sont toxiques. Préférez les mûres bien connues ou encore les fruits rouges de l’églantier très riches en vitamine C. Les haies nous protègent du vent et du froid et accueillent de nombreuses espèces qui y trouvent nourriture, repos et protection. Ces animaux profitent de cette végétation abondante pour se déplacer d’une forêt à une autre ou contourner des champs.  

Décembre : les oiseaux en hiver

Les oiseaux se protègent du froid en gonflant leurs plumes pour emmagasiner de l’air chaud et en limitant leurs déplacements pour éviter de dépenser leur énergie. Ils trouvent des baies dans les haies pour se nourrir… à condition que l’homme ne les ai pas coupées.

En respectant certaines règles, vous pouvez leur donner des graines :

  • Evitez le pain : leur estomac n’y est pas adapté.

  • Placez la réserve à l’abri des chats et chiens, en hauteur.

  • Variez les graines pour attirer différents oiseaux.

  • Offrez une réserve d’eau (attention au gel).

Toute une diversité d’espèces sont visibles auprès des mangeoires comme les mésanges, rouge-gorge, verdiers, pics épeiches.

Janvier : les rapaces nocturnes

Les rapaces regroupent tous les oiseaux carnivores au bec crochu et munis de serres pour attraper leurs proies. Les rapaces nocturnes vivent principalement de nuit et sont adaptés pour cette vie dans le noir.  Autour de Poitiers, vous entendrez facilement et toute l’année mais de manière plus répétée en hiver, la chouette hulotte et son hululement sonore et « classique » : « hou-hou ». La chouette effraie (ou Effraie des clochers) est caractéristique des campagnes et son cri est reconnaissable «khrû» ou «khraikh» rauque, strident et répétitif.

Ces espèces sont très utiles à l’homme et en particulier aux jardiniers : ils se nourrissent de nombreux mulots et autres campagnols.

Février : les pics

Si le pic tape, c’est qu’il veut marquer son territoire, creuser son nid, et/ou chercher sa nourriture sous l’écorce.

Les Pic épeiche et pic épeichette sont vêtus de noir, blanc et rouge. Ils se distinguent de part leur taille.

Le pic vert, très fréquent dans les jardins, se nourrit de fourmis.

Le pic noir, le plus grand de nos pics et sûrement le plus bruyant, est présent dans les vastes forêts accueillants de vieux arbres de gros diamètres.

Mars : les amphibiens

De février à avril, selon les espèces, les amphibiens se reproduisent. Crapaud commun et grenouille agile sont les premiers. Les mâles restent dans l’eau à chanter à la recherche d’une femelle. Une fois les accouplements faits et les pontes posées dans l’eau, ils laissent leurs petits se « débrouiller » seuls. Les poissons, larves de libellules, amphibiens adultes, oiseaux (comme le héron)… raffolent des œufs et des petites grenouilles. Après quelques temps de nourriture herbacée, les têtards se métamorphosent petit à petit, acquièrent des pattes, perdent la queue, respirent enfin hors de l’eau et deviennent carnivores.

Avril : la fritillaire pintade

Petite fleur emblématique des prairies humides, la fritillaire est une plante printanière dont la floraison est courte.

« Fritillaire » est un nom d’origine latine désignant un cornet pour jeter des dés (ses pétales forment un réceptacle assez large). « Pintade », car la couleur des pétales rappellent celle de l’animal : en damier pourpre et blanc.

La fritillaire n’est pas une plante protégée dans notre région, mais elles est classée comme espèce prioritaire dans la liste rouge de la flore menacée du Poitou. Elle est  également inscrite sur la liste rouge régionale des espèces déterminantes.

A l’échelle de la France, elle est protégée dans 6 régions et une trentaine de départements.

Elle est de moins en moins présente car son habitat de prédilection, les prairies humides, disparait à cause des constructions humaines.

Mai : orchidées des pelouses sèches

Plus de 60 espèces vivent et se reproduisent dans la Vienne.

Il existe deux sortes d’orchidées : les orchis et les ophrys. Les premières portent de nombreuses fleurs sous forme d’épi. Les secondes portent quelques grosses fleurs disposées le long de la tige.

Toutes ont un pétale proéminent, nommé labelle. En effet, les orchidées ont complètement adapté leur reproduction à la vie des insectes pour permettre leur reproduction.

Les orchidées ne vivent que dans certains types de milieux secs ou humides, et à condition de trouver les champignons nécessaire à leur développement dans le sol. C’est pourquoi elles sont fréquentes sur certains sites mais rares à l’échelle d’un département.

Ne les cueillez pas : certaines d’entre elles sont protégées par la loi.

Juin : la cueillette naturelle

Dans les haies, le sureau offre ses fruits pour de très bons sirops, confitures et autres gâteaux, puis fleurit en mai. Dans les prés, l’achillée millefeuille fera de très bonnes tisanes une fois séchée tout comme la menthe et la mélisse. Avec un peu de préparation, le millepertuis perforé offre une très bonne huile pour la peau.

Toutes ces espèces peuvent être ramassées à Poitiers et ses environs. N’hésitez pas, à condition de ne pas « piller » la nature : cueillez avec parcimonie.

Juillet : flore des zones humides

Au mois de juillet, de nombreuses plantes ont terminé leur floraison et forment déjà leurs graines. Cependant, les zones humides et notamment les fossés en bord de routes recèlent encore de nombreuses couleurs qui attirent le regard des passants.

La salicaire commune atteint plus d’un mètre de haut, possède une hampe florale de plus de 10cm de long et composée de nombreuses petites fleurs roses. Elle fait de l’ombre à l’eupatoire chanvrine, dont les fleurs en « pompons » sont roses pâles. La bourrache, aux feuilles et aux fleurs velues, présente des fleurs bleues pastel. La reine des près, quant à elle, porte de nombreuses petites fleurs blanches formant des masses bien visibles en haut des tiges mesurant jusqu’à 1,20m.

Août : libellules

Les libellules possèdent des yeux composés jusqu’à 30 000 facettes et leurs ailes permettent le vol en arrière. Certaines espèces sont capables de voler à 70km/heure.

Les larves des libellules sont des larves aquatiques capables de vivre dans tous les milieux. En Vienne, 60 espèces sont recensées par les naturalistes (100 espèces en France). Carnivores à l’état larvaire, elles se nourrissent d’insectes au fond de l’eau mais aussi parfois d’œufs de grenouilles. A l’inverse, au stade adulte, les libellules peuvent être mangées par les grenouilles.
 

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