Le Parc Naturel Urbain (PNU) est une des richesses et une des originalités de l’agglomération de Poitiers : de nombreux espaces naturels de qualité au coeur même du tissu urbain. Véritable transition entre la nature et la ville, le PNU vise à mettre en valeur le patrimoine « vert » de l’agglomération.
Le PNU répond à plusieurs objectifs :
- préserver la biodiversité et les espaces naturels menacés ;
- maintenir un environnement de qualité pour tous ;
- prévenir les risques naturels (inondation par exemple) ;
- lutter contre la pollution de l’air et du bruit ;
- informer et sensibiliser le public.
Les espaces naturels en ville sont aujourd’hui de véritables habitats de substitution pour les espèces animales et végétales qui ne trouvent plus les conditions nécessaires à leur développement en zone rurale. Ces espaces jouent le rôle de corridors écologiques favorisant les déplacements et les échanges (d’animaux, de graines…) entre les vastes milieux naturels de part et d’autre de l’agglomération.
Des espaces naturels variés
Le PNU regroupe des espaces naturels très variés. Leur juxtaposition favorise la richesse biologique.
- Les pelouses sèches et habitats associés : les vallées sèches de Buxerolles et Montamisé sont les lieux privilégiés pour observer orchidées, reptiles et autres lézards.
Les prairies humides : au bord des 5 rivières du Grand Poitiers (le Miosson, la Feuillante, le Clain, la Boivre et l’Auxance), des prairies régulièrement inondées accueillent des espèces patrimoniales protégées comme la fritillaire pintade, fleurs panachées en damier pourpre et blanchâtre fleurissant en mars ; mais aussi des espèces plus communes comme la reine des près. Commune, mais très utile puisqu’elle contient l’acide salicilique de l’aspirine.
- Les boisements humides : de nombreuses plantations de peupliers bordent les cours d’eau. Peu accueillantes pour la faune et la flore lorsqu’elles sont entretenues pour l’exploitation du bois, leur abandon favorise le développement d’une strate arbustive composée de saules, aulnes, frênes largement appréciée, entre autre par la Bouscarle de Cetti, petit oiseau reconnaissable à son chant. Les bois morts, eux, feront le bonheur du Pic épeichette.

- La ripisylve : d’origine latine, la ripisylve (sylva : forêt et ripa : la rive) désigne la bande d’arbres et d’arbustes située le long des cours d’eau. Présentant de nombreux intérêts (maintien des berges, absorption des polluants, maintien de la température de l’eau…), elle est indispensable pour le maintien d’une rivière de bonne qualité.
- Les falaises : falaise de Beauvoir, rochers du Porteau, grotte de Passelourdain… sont autant de milieux favorables aux faucons crécerelle, géraniums sanguin…