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Evénement, Musique

Ibrahim Maalouf - Grand Poitiers l'été

Ibrahim Maalouf, figure du paysage musical international, est un artiste touche-à-tout récompensé à 4 reprises aux Victoires de la musique et du jazz. Trompettiste, pianiste, compositeur, producteur, il sera en concert à Poitiers vendredi 16 juillet avec une quinzaine de musiciens. Interview.

Stade Rébeilleau 53 AVENUE JACQUES COEUR

à

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Stade Rébeilleau

Qu’allez-vous nous jouer vendredi 16 juillet ?

Les musiques de mon avant-dernier album, S3NS. C’est un hommage à la musique sudaméricaine. Je viens à Poitiers avec la grosse artillerie, c’est-à-dire une quinzaine de musiciens. Certains sont cubains, d’autres tournent avec moi depuis dix-quinze ans. Nous avons joué au Zénith avant que le confinement ne nous tombe sur la figure. Après une centaine de dates annulées, nous sommes heureux de reprendre le chemin de la scène. À Poitiers, nous allons faire la fête comme des fous de manière exemplaire, avec de la bonne musique, de vrais
musiciens. Il y aura de la guitare électrique, des percussions, des cuivres, des basses, quelque chose de très ouvert.

Pourquoi cette attirance pour la musique sud-américaine ?

Elle me vient d’abord de mon beau-père, chilien d’origine. Ma petite soeur est métissée libanochilienne. Dans notre famille, il y a un vrai lien avec l’Amérique du Sud, notamment Cuba. C’était un peu mon jardin secret, je n’avais jamais présenté ça de manière publique. Je me suis
lancé dans cette aventure pour rendre hommage à cette culture.

Qu’est-ce qui vous inspire ?

Tout ! Le métier d’artiste consiste à créer des empreintes de l’époque dans laquelle nous vivons. Par la musique, comme par la peinture ou la photographie, il s’agit de donner du sens, de témoigner, de mettre en relief ou parfois d’embellir. C’est passionnant. Je vis ça pleinement, de tout coeur.

Vous avez la double nationalité française et libanaise. Comment vous situez-vous ?

Je me sens complètement français et complètement libanais. J’ai une vraie double culture, vécue comme un partage. J’ai la chance d’avoir baigné dans ces deux cultures de manière très positive, décomplexée, avec beaucoup de simplicité. La musique donne une leçon du même ordre :
mettez un musicien indien avec un gitan turc, des ponts vont se créer, les cultures vont se mélanger. Il y a une idée de l’humanité qui ressort de tout ça, très transversale, plus que toute notion d’identité séparée. Il y a des moments où la vie et la musique se rejoignent de manière complètement folle. La musique permet de vivre des moments vraiment magiques.

Informations pratiques

Vendredi 16 juillet à 21h, Poitiers, stade Rébeilleau. Billetterie gratuite.